Pour la première semaine d’août, un livre d’actualité, qui nous interpelle sur notre façon de vivre avec notre peau :

Frantz FANON était Martiniquais. Son oeuvre a fasciné des générations, et Jean-Paul Sartre la citait souvent. C’est un modèle d’argumentation, permettant de nuancer tous les discours que nous entendons actuellement.

Le livre de la semaine

Pour cette dernière semaine de juillet, voici un auteur de théâtre et de poésie qui pratique le paradoxe à toutes les lignes, nous incitant à méditer ses textes :

“J’ai toujours pratiqué la littérature non comme un exercice intelligent mais comme une cure d’idiotie. Je m’y livre laborieusement, méthodiquement, quotidiennement, comme à une science d’ignorance : descendre, faire le vide, chercher à en savoir, tous les jours, un peu moins que les machines”.

Valère NOVARINA, Devant la parole. Lire la suite...

Le livre de la semaine

Il s’agit d’un livre russe. L’auteur, Svetlana ALEXIEVITCH, est une journaliste. Elle n’emploie pas les méthodes d’investigation par immersion choisies par Florence Aubenas ; elle fait parler les habitants de Tchernobyl et agence les voix, formant ainsi une oeuvre littéraire à partir de témoignages. Et c’est inoubliable…

Le livre s’appelle La Supplication :

Irvin Yalom écrit des romans d’introduction à la philosophie, mettant en scène les philosophes dans leur vie quotidienne ; celui-là aborde la philosophie de Nietzsche, celui-ci celle de Spinoza :

En plein rangement de ma bibliothèque, je tombe sur ce tout petit livre qui pourrait vous intéresser :

En savoir plus sur l’auteur, dont nous parlerons à propos du concept de “contrat naturel” :

Le livre de la semaine du 24 juin

Je vais passer à une proposition de lecture philosophique hebdomadaire. Futurs élèves de Terminale de Rieffel : vous pouvez mettre des commentaires, me demander d’autres références, m’envoyer de petits mails ! Je les lirai toujours avec intérêt, même si, plongée dans le dix-septième siècle, il est possible de que je n’y réponde pas de suite…

La suggestion de lecture du jour est un livre humaniste.

Un livre d’art de vivre, qui peut nourrir vos réflexions. Lire la suite...

Vous en avez sûrement lu une version scolaire au collège. Vous êtes à présent suffisamment grands pour savourer ce livre fondamental dans notre culture, L’Odyssée, d’HOMERE, dans la traduction poétique de Philippe JACCOTTET :

Pour entendre parler de Pénélope, de Circé, du Cyclope et de son ennemi Personne 😉

Je vous conseille aussi la lecture d’un recueil de poèmes du traducteur :

Le livre du soir du conseil de classe

Et si vous lisiez du théâtre ?

Cette courte pièce de Racine vous servira d’exemple pour la notion de la justice et tout ce qui est raisonnement politique.  Racine s’appuie sur un livre de la Bible, de l’Ancien Testament, dont il reprend et théâtralise le récit :

Dans cette œuvre singulière, Racine mêle déclamation et chant. La brièveté de l’action parlée et la concentration tragique de la situation condensent le propos dramatique, rythmé par l’intervention des chœurs. La musique a été composée par un contemporain de Racine, Jean-Baptiste Moreau, maître de musique de Louis XIV. Il est l’auteur des musiques de scènes d’Esther et d’Athalie. Racine n’écrit pas pour autant un opéra, genre qu’il n’a guère défendu ; il recherche, dans un but d’abord pédagogique, la simplicité sublime qui est l’idéal de Boileau. En créant le personnage d’Élise, qui n’existe pas dans le texte biblique (dont il s’inspire assez précisément par ailleurs), il peut tresser les interventions du chœur, guidé et introduit par Élise en coryphée, avec l’action dramatique, et ainsi lier le chant à l’action dramatique de façon organique. Lire la suite...