Un livre qui questionne.

Il s’agit d’une autobiographie, courte et percutante, posant la question de la tension entre sagesse et folie. Vous y trouverez des définitions de l’art à piocher, un questionnement sur la famille, sur notre lien à l’histoire, sur notre marge de manœuvre pour rendre le monde meilleur :

L’Intranquille, de Gérard GAROUSTE, pour découvrir un grand peintre actuel.

Point de vue artistique

“Dérive”, de Gérard Garouste, 2010.

Une piste pour votre dissertation sur “Faut-il toujours respecter les règles ?”

Voici ce que je viens de lire dans l’autobiographie de Gérard GAROUSTE, un peintre dont je vous recommande les œuvres : “Je me décidai enfin à créer dans un cadre qui n’avait rien de nouveau. Il restait tant de choses à faire et à dire. J’étais comme le pianiste, 88 touches sous les doigts et pourtant une musique infinie devant lui ; comme l’écrivain, tenu par la grammaire et les mots, et pourtant une multitude d’histoires à écrire. “C’est parce que le langage est fermé sur lui-même que l’écrivain peut créer“, disait Roland Barthes. Le jour où j’ai croisé cette phrase, elle m’a fait du bien. Et lorsque, des années plus tard, je me suis mis aux échecs, j’ai trouvé sur les 64 cases noires et blanches, une extraordinaire résonance avec mon choix de peintre. Il y a là une trame d’une rigueur absolue, avec des règles très strictes, où pourtant, des parties et des combinaisons s’inventent (…) je n’éprouvais mon plaisir, mon progrès, qu’en faisant miennes les règles du jeu. La peinture, c’est la même chose. Ce n’est pas la technique qui est intéressante, mais la liberté qu’elle offre, ce moment où l’on domine la règle.” L’Intranquille, G. GAROUSTE et J. PERRIGNON, Le Livre de Poche, 2009, p.70-71. Lire la suite...