Tous les articles par Perrin Arthur

La fascination absurde de l’humain envers la faune forestière

La forêt peut-elle être le modèle d’une société solidaire ? Ou… Qu’est ce qu’une société solidaire ? Est-ce possible qu’une telle société existe réellement sans nuances ? Que savons-nous de la forêt ? Voilà donc, chers lecteurs, un bon nombre de question qui peuvent apparaître comme pertinentes lorsque l’on lit la première.

Suite à cette question des plus absurdes, qui pourtant n’en est pas moins intéressante, il convient certainement de définir plusieurs choses indispensables à la compréhension du sujet. Tout d’abord, qu’est ce qu’une société comme on l’entend chez nous (êtres humains) ? Il semblerait qu’une société soit « un ensemble de personnes entre lesquelles, existent des rapports durables et organisés (avec des institutions, etc.) ». Ensuite, prenons la première définition que nous pouvons trouver pour la forêt, c’est à dire : « Vaste étendue de terrain couverte d’arbres ; ensemble de ces arbres. ». Oublions donc ce lien quelque peu inexistant entre ces deux termes et gardons, dans la définition de société, ce qui peut nous intéresser. En reformulant la définition de société dans le but de s’adapter au système de cohabitation faunistique et floristique d’une forêt, cela donnerait : « un ensemble d’être vivant entre lesquelles existent des rapports parfois organisés (sans institutions bien évidemment). ». Cela nous amène donc à imaginer une comparaison entre une société humaine et la possible société forestière que l’on pourrait imaginer.

DEUX MODELES DE SOCIETE

En effet, plusieurs comparaisons peuvent apparaître chez ces deux modèles de société.

Premièrement, il y a l’entraide. Chez l’humain, l’entraide est quelque chose d’assez naturel comme chez certains animaux. Cependant, lorsque l’on amène ce sujet dans notre modèle de société, on peut voir l’entraide comme un fonctionnement de « dominant-dominé ». En effet, imaginons l’action d’un premier homme (« dominant »), approchant un deuxième homme qui, lui, est dans le besoin (« dominé »). Le premier aura deux choix dans sa position de dominant, aider ou ne rien faire. Si celui-ci aide, cela aura certainement pour but, malgré la bonne action, de flatter son ego, tandis que s’il ne fait rien, il ne sera effectivement pas décrété comme solidaire (dans la situation présente). Ce qui nous amène aux animaux, et là, beaucoup offriront à débattre lorsqu’ils liront ce qui va suivre : « les fourmis ». L’entraide chez les fourmis. Existe-il quelque chose de plus fascinant ? Ce à quoi je répondrai : « Oui très certainement ». Dans ce cas-ci, comme dans le cas de l’humain, il existe la situation de dominant-dominé. Ce n’est cependant pas ce qui gène le plus dans l’idée d’une société solidaire basée sur le fonctionnement de celle des fourmis. En effet, celles-ci collaborent sans cesse. Mais dans quel but ? La survie. Pourtant, cette utopie qu’est la société solidaire est très certainement apportée par une population qui ne se préoccupe certainement pas de sa survie. C’est pourquoi on pourrait dire qu’il est plus qu’absurde de baser son raisonnement sur une société qui ne correspond absolument pas à celle que nous voulons faire évoluer. Nous cherchons une vie agréable lorsque nous parlons de société solidaire. Les fourmis n’agissent que pour la survie. Ce qui nous amène à la deuxième comparaison possible entre humains et animaux. 

Le fonctionnement psychologique entre différents individus, chez l’homme ou chez les animaux, n’est effectivement pas comparable ; en tout cas, selon nos connaissances. Chez l’humain, nous appelons cela la communication (directe ou indirecte). Celle-ci prend en compte plusieurs indicateurs. Tout d’abord, il semble qu’elle soit dirigée par l’émotion. Nous agissons selon nos besoins d’émotions ou celles déjà présentes. Ensuite, chez l’Homme, existe la présence de jugements, d’envies matérielles et plus ou moins réfléchies qui ne sont pas présentes chez les animaux. En effet, ceux ci agissent à notre connaissance à l’instinct dans le but de se nourrir, de se protéger ou même dans un but de séduction. Ce qui crée une interdépendance des animaux par la chaîne alimentaire, métaphoriquement ennemie du concept de solidarité. En effet ce système d’interdépendance ne peut s’appliquer aux êtres doués de raison ou de conscience. 

UNE FASCINATION ABSURDE

La nature est certainement un fonctionnement mathématique probablement basé sur un équilibre nécessaire à la survie de la planète. L’humain, lui, serait un animal à l’ego sur-dimensionné se croyant capable de s’identifier aux autres animaux car il n’a pas compris qu’il était, comme chaque espèce, différent du reste du règne animal, comme le veut la nature pour son équilibre. Comment l’humain voit la nature ? Comme un idéal.

En effet, la nature possède un équilibre indispensable à sa survie. L’humain ne l’a pas compris, il cherche constamment à évoluer, à s’adapter et en l’occurence à s’identifier. Cependant chaque espèce à son propre rôle et son propre fonctionnement. La logique mathématique de la nature viserait à dire que les animaux agissent selon leur capacité à survivre dans notre monde. C’est pourquoi l’humain ne peut s’identifier à une espèce qui agit pour sa survie. Chercher à adapter son mode de vie en calquant ses actions sur celles de la faune et de la flore est probablement une erreur. Le fonctionnement biologique de chaque espèce influence les actions de celles-ci, l’humain ne peut s’imaginer parfaire sa façon de vivre en imitant les relations internes aux espèces. Par exemple, la symbiose des arbres, symbole indirecte de la solidarité floristique, serait parfait pour démontrer que l’humain ne peut s’en inspirer. Effectivement, la communication entre chaque arbre est biologiquement inimitable pour l’humain. La symbiose fonctionne sur l’idée d’une communication par les racines entre chaque arbre. 

L’ego de l’humain le pousse à vouloir imiter ce qui lui parait le plus pertinent pour son confort. Or, il imagine une société solidaire en sachant pertinemment qu’il ne peut l’atteindre. Il sait que la société solidaire n’existe pas, car comme dans la nature, il y a un équilibre obligatoire, une histoire de nuances. C’est pourquoi, à travers cette idée d’équilibre, l’Homme a peut être déjà inconsciemment copié un certain modèle sociétal dans la nature. 

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM

Pour résumer, imiter le modèle sociétal d’une forêt ou d’une ou plusieurs espèces animales ou végétales est selon moi assez absurde. L’humain n’a pas la capacité, ni biologique ni psychologique, à adapter son modèle de vie à celui d’une espèce qui ne lui ressemble que très peu.

 

Le théâtre, l’art de prêcher un convaincu

« Le théâtre a-t-il, aujourd’hui comme par le passé, réussi à convaincre son spectateur, ce spectateur qui lui appartient, a-t-il réussi à convaincre ce peuple déjà convaincu ? »

Le théâtre. Fausse propagande :

Comme l’a dit Edward Bernays dans Propaganda, unir un peuple, ou manipuler l’opinion de celui-ci consiste en un principe : « Des personnes « invisibles » qui créent le savoir ordinaire, le sens commun, au moyen de la propagande, dominent les masses avec le pouvoir de façonner les pensées. » En effet, le théâtre peut être un moyen de propagande mais ne peut dominer la masse, en particulier de nos jours. Aujourd’hui, ceux qui vont au théâtre appartiennent généralement déjà à un groupe « uni » socialement et économiquement. Le théâtre ne peut donc pas unir un peuple déjà uni. Le théâtre ne servirait donc là qu’à conforter l’opinion d’un peuple déjà uni, à prêcher un convaincu.

Le sens du mot théâtre :

Il est aussi important de savoir que « theasthai » signifiant « voir », « être témoin » et que le suffixe « tron » dénotant un lieu, un endroit, étymologie du mot théâtre, peut être un argument qui démontre que le spectateur regarde une pièce de théâtre, en est témoin, mais n’est pas soumis à une réflexion imposée par la pièce. Ceci viendra du spectateur lui-même. Il serait donc, selon cet argument, absurde de parler du théâtre comme un moyen d’unir le peuple. 

Ces auteurs qui nous montre la voie…

Cependant, certaines troupes et certains auteurs réussiront, non pas à unir, mais à renforcer l’union d’un peuple. Le renforcement de cette union a généralement lieu à travers une opinion politique transmise dans l’écriture ou dans la mise en scène. Par exemple, le peuple révolutionnaire ne peut qu’être que plus motivé après un discours frappant, appelant à la révolution par les actes et les mots. Nous pouvons aussi imaginer l’évènement extrême qui serait de voir le théâtre politiser un grand penseur apolitique convaincu.

Le mot de la fin.

Bien que la question soit à débattre, le théâtre à plus souvent tendance à dénoncer des évènements ou des actes à des gens qui les connaissent déjà ou à informer des gens déjà informés.

Affaire Heinz : L’horreur est humaine

La justice offense encore l’amour. L’inhumanité du système judiciaire a encore frappé. Faut-il condamner l’acte héroïque qu’est le sauvetage d’une vie ? Le non-respect des lois peut-il entraîner la déshumanisation ?

Une défense de l’humain :

La condamnation n’a pas lieu d’être. Quel homme avec un grand « H » laisserait mourir un être pour cause de lois ? Quelle déception serait-ce de voir une majorité répondre positivement. Et je répondrais donc à ceux là : Imaginez cette situation. Celle où vous seriez père ou mère de famille. Votre enfant, très malade, est dans l’incapacité d’être soigné pour cause de manque de moyen. Celui qui refuse ne mériterait-il pas une mise en examen ? La non-assistance à personne en danger n’est-il pas une forme de meurtre au fond ?

Je laisse chaque juré réfléchir à ce point de vue, quand bien même vous seriez en capacités de réfléchir; vous qui avez souhaité la mort d’un homme qui a sauvé une vie; vous qui prenez plus au sérieux une feuille de papier à l’écriture absurde que cet homme atteint d’amour.

Le respect des lois :

Le non-respect des lois a tendance à effrayer. En effet, il est compréhensible de croire, lorsqu’un système judiciaire est correct, que transgresser les lois peut amener une société à un mauvais fonctionnement. Cependant ce sont aussi ces lois qui ont le pouvoir de déshumaniser quelqu’un tels les écrits d’Emile Cioran. Dans cette affaire, l’existence même est remise en question. L’’Homme est né de chair et d’amour et non pas d’écrits et de pouvoir. Aller au-delà des lois est aujourd’hui un sacrifice. C’est ce qu’a fait Heinz en volant pour soigner sa femme, il choisit de sauver une vie au détriment de la sienne. On dit que le poids du mal se ressens dans les mots, c’est le cas dans cette affaire qui condamne un acte digne d’un héros.

Les anti-Heinz, une mélodie indécente :

Aujourd’hui, beaucoup se sont positionnés suite à cette affaire. L’absurdité de leur proposition de condamnation montre très certainement leur incapacité à raisonner. Comment peut-on proposer une amende plus élevée de celle du médicament à quelqu’un qui a dut le voler pour sauver sa femme car il était dans l’incapacité de payer ?Tout cela en plus d’une peine de prison. Une condamnation à mort n’aurait pas énormément différée. Là encore il serait intéressant d’inventer une situation : Imaginons nous en haut d’un immeuble en feu avec notre famille. En haut de ce bâtiment enflammé se trouve un hélicoptère. Prenons en compte que nous sommes en capacité de le piloter. Cependant, nous n’avons pas de permis pour le piloter cet avion et il ne nous appartient pas. Est-il plus logique d’attendre la mort aux côtés de notre famille que de voler cet avion ?

A vos raisonnement chers anti-Heinz.