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Société : Écosystème de demain !

Beaucoup le disent et pensent, nous vivons dans un monde individualiste où les liens sociaux et les liens liés aux solidarités de classes et d’appartenance religieuse et sociale semblent disparaître. Alors pourquoi ne pas prendre exemple sur des sujets tels que les arbres ainsi que les organismes formant une forêt car, nous le savons tous, ils communiquent entre eux, mais sont aussi solidaires les uns envers les autres en s’entraidant.  Alors la question serait, la forêt peut-elle être le modèle d’une société solidaire ?

Je vais tenter d’y répondre en expliquant, les similitudes de la société et du système forestier en passant par la théorie de Darwin et de ses controverses. Mais  avant toutes choses, par quel facteur et comment les organismes se maintiennent en vie ensemble .

 

Du vivant grâce aux coopérations !

La forêt est un écosystème complexe mais qui fonctionne avec le principe de la symbiose. C’est-à-dire qu’il existe un lien qui réunit tous les organismes entre eux et qui leur permet de vivre indépendamment des autres mais avec leurs aides. Chaque organisme va survivre en puisant la faiblesse d’un autre organisme pour un faire une force. À travers ce principe symbiotique, d’autres interactions prennent place en parallèle, telles que le mutualisme dans laquelle les deux organismes retirent un avantage à l’association ; le commensalisme, dans lequel un des deux organismes retire un avantage l’autre organisme n’a aucun avantage ni désavantage.

Toutes ces relations montrent que la forêt n’est pas juste une succession d’individus, mais un seul et immense organisme, en effet le système forestier implique une entraide des organismes entre eux et la survie de chacun dépend indépendamment des autres organismes qui l’entourent en utilisant la faiblesse de chacun pour l’optimiser en force.

 

Société : Calque du système forestier ?

La société actuelle tend à nous rendre solidaires les uns envers les autres avec de nouveaux principes de partage bilatéral tel que le covoiturage qui permet à plusieurs personnes tierces de voyager ensemble le temps d’un trajet afin de contrer le prix des transports conventionnels comme le train par exemple ; ou encore les mutuelles de santé, basé sur la solidarité des cotisations, le financement de la couverture sociale complémentaire.

Ce sont des exemples parmi tant d’autres qui laissent penser que la société veut créer des liens entre les Hommes semblables à ceux qui existent entre les organismes du système forestier où chacun va utiliser la faiblesse d’un autre pour en faire une force afin de former un seul groupe et d’avancer ensemble, thèse qui se rapproche de l’idée défendue dans l’ouvrage « du contrat social» de ROUSSEAU ou il met en avant que les individus se rapprochent pour s’assurer une vie pérenne. Les individus s’arrangent entre eux pour vivre en toute sécurité et c’est ce rapprochement qui permet de former une société.

 

Illusion face aux relations ?

Malgré le fait qu’on aurait tendance à croire que la société ait toujours fonctionné avec le principe de solidarité entre individus, que ce sont ces relations qui ont permis l’existence de l’espèce humaine, la théorie du darwinisme vient corrompre cette idée ; la survie de l’espèce humaine serait dû à la compétition entre les individus. Selon la théorie de Darwin la survie des Hommes est principalement liée à la « loi du plus fort ».   En effet Lamarque et Darwin défendent l’idée que la lutte pour la vie entre les Hommes représente la sélection naturelle et qu’elle serait la source fondamentale du progrès et de l’amélioration de l’espèce humaine qui a permis d’aboutir à l’élimination des moins aptes à la survie des plus aptes.

 

Théorie démentie !

La théorie du darwinisme social, bien que fondée, est source de nombreuses contestations. Plusieurs philosophes viennent réfuter l’idée selon laquelle la survie de l’espèce humaine serait due à la compétition entre les individus. André-Comte Sponville est l’un d’eux, et il met en avant dans sa chronique égoïsme et altruisme dans les médias Le Monde, le fait que ce sont les relations d’entraide solidaire qui sont nécessaires à la survie de l’espèce humaine et non, des relations conflictuelles ; « dans la lutte pour la vie, une certaine proportion d’altruisme, de la part des individus, est un avantage sélectif, pour l’espèce : au sein d’un groupe capable de solidarité, d’entraide, de compassion, chaque individu a davantage des chances de survivre, donc de transmettre ses gènes, que dans une horde qui ne connaîtrait que l’égoïsme, la violence et la rivalité. »

 

La forêt peut être considérée comme un modèle de société solidaire, et la société actuelle s’aligne sur certains grands principes du système forestier, cependant malgré le fait qu’il peut servir de modèle, il ne peut être calqué. Les relations entre les organismes de la forêt sont à l’échelle du système forestier et que s’il venait à être reproduit à échelle humaine, c’est tout le système politique qu’il faudrait revoir et changer.

Union par l’art

Le théâtre est défini comme  une forme d’art collaboratif généralement avec des acteurs ou des actrices, pour présenter l’expérience d’un événement réel ou imaginaire devant un public. Les acteurs peuvent faire partager cette expérience au public par une en utilisant de gestes, des paroles, de chansons, de musique ou encore de la danse. D’autres éléments sont utilisés pour rendre la pièce réelle et la mettre dans un contexte, tels que les décors peints et les éclairages par exemple. Aujourd’hui la question qui se pose est celle qui oppose DIDEROT à ROUSSEAU, à savoir : Le théâtre permet-il d’unir les peuples ?

Nous tenterons d’y  répondre en montrant le but premier du théâtre et son évolution au cours du temps et comment il permet l’union des peuples.

 

Du Vème siècle avant Jésus-Christ à aujourd’hui

Le théâtre est avant tout une activité divertissante  qui permet aux gens d’occuper leur temps libre en s’amusant et de se détourner ainsi de leurs préoccupations. Le théâtre a toujours été un moment convivial et divertissant où se réunissaient les gens.

Le théâtre est apparu au Vème siècle avant Jésus-Christ et depuis sa création il a évolué, en effet le théâtre moderne comprend des représentations musicales. Les formes d’art du ballet et de l’opéra sont également  considérées comme du théâtre et utilisent de nombreuses conventions telles que le jeu d’acteur, les costumes et la mise en scène.

 

Détachement par le divertissement

Le théâtre est une façon de faire passer un message, en plus du divertissement, son but est de sensibiliser et d’exprimer certains messages. Le théâtre peut traiter de grands problèmes de société. Par exemple, de la violence de rue, du changement climatique. La plupart des gens discutent de leurs pensées au théâtre et expriment leur visions. C’est un art qui aide à s’exprimer, à raconter, s’identifier face aux histoires de notre propre vie et de celles des autres. Il  aide à créer un sens à travers des récits personnels. Le théâtre influence notre façon de penser et de ressentir la vie,  obligeant à s’interroger sur soi, au niveau des valeurs, du comportement par exemple. Il reflète les besoins et les désirs de nos communautés tout en contribuant à l’éducation.

 

 Notion de nation par le divertissement

Beaucoup de gens décrivent  le théâtre comme une expérience magique et vraiment extraordinaire. C’est un art qui créé des liens sociaux, les gens regardent le spectacle avec des membres de leur famille, des amis et en compagnie d’autres personnes. Le théâtre ne vous amène pas seulement au même endroit, il  permet également de partager une idéologie, des pensées politiques et l’expérience du spectacle.   De cette façon, le théâtre rassemble les gens autour d’une même pensée. Au-delà du fait que  le théâtre est un divertissement , les éléments évoqués ci-dessus montre que  DIDEROT avait raison et que  et  le théâtre rassemble les gens. Ainsi, l’on peut considérer que le théâtre permet l’union entre différents individus, jusqu’à former un peuple.

Affaire Heinz : Condamnation pour une bonne action ?

Un homme du nom d’Heinz est jugé aujourd’hui pour avoir volé une pharmacie délibérément. La femme de Monsieur Heinz est très malade et  est entre la vie et la mort. Seul un médicament  peut la sauver sinon elle risque de mourir d’un instant à l’autre. Dans l’incapacité  de se procurer le médicament puisqu’il est beaucoup trop cher pour lui, il tente de négocier avec le pharmacien mais en vain. N’ayant pas d’autres solutions, Heinz décide donc de voler le médicament.

Heinz doit-il être condamné, pour ne pas avoir respecté la loi et  être passé par dessus   en commettant un vol ou  être acquitté   pour le courage dont il a fait preuve en volant le médicament dans le seul but de sauver sa femme ?

« Je ne me considère pas comme étant un voleur, mais comme un homme amoureux qui a sauvé la vie sa femme ». Les faits ont été rapportés par l’avocat d’Heinz.

 

Sanction judiciaire  

D’après la loi le vol est l’appropriation d’une chose appartenant à autrui, contre sa volonté et doit être condamné. On sait qu’en France Heinz risque d’être condamné à trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende selon l’article 311-3.

Il risquerait quand même d’être poursuivi par la justice s’il n’avait pas agi, si nous nous basons sur la loi française, elle stipule que la non-assistance à personne en danger est punie d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, c’est-à-dire que quiconque s’abstiendrait volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, se verra puni.

 

Point de vue moral

D’un point de vue moral, le vol n’est pas admis et doit être condamné comme tous autres délits sinon nous aurions vécus dans un monde anarchique et chaotique. La vie en société serait alors impossible. Sans cela, c’est-à-dire sans justice, chacun ferait passer ses intérêts avant ceux des autres et au mépris des autres. Continuer la lecture de Affaire Heinz : Condamnation pour une bonne action ?