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Le féminisme, une solidarité égoïste

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, il était grand temps d’aborder ces questions de société. Mais est-ce que cela est fait de la bonne manière ? Officialisée en 1977, mais existant depuis 1909, la journée internationale de la femme est célébrée chaque 8 mars. Cet événement est révélateur de l’ampleur du mouvement que ce soit de ses bons côtés comme des plus… discutables.

Un mouvement omniprésent dans la société

L’égalité des sexes est importante. Dites ces mots dans n’importe quelle discussion et vous passerez assurément pour un individu tolérant et progressiste. L’égalité en droit des individus est essentielle. Mais la solidarité qui lie la cause est encore plus incroyable qu’elle est la raison de sa réussite.

Évidemment toute la première révolution des droits de la femme était plus qu’indispensable. La liberté financière, le droit de vote, de travail, sont des éléments fondamentaux pour une société égalitaire qu’est la nôtre et plusieurs femmes se sont battues pour obtenir une égalité dans la loi. De nos jours, un grand reproche qui est fait, en plus du harcèlement de rue et l’oppression sociale, est la différence salariale. En effet selon plusieurs études, le salaire moyen des femmes en France est de 10 à 25 % inférieur selon les sources au salaire moyen des hommes. Les termes sont ici choisis avec précaution.

Le féminisme revendique donc une inégalité non légale entre les hommes et les femmes, cette dernière n’étant pas à l’origine définie par un texte de loi, ce qui était avant le cas. Certaines parlent d’héritage social du patriarcat, d’autres gardent une vision marxiste de la société (basée sur des relations oppresseurs, oppressé). Ce qu’il faut ici retenir, c’est que le débat est autant fermé qu’omniprésent. Les avis, bien que marqués, sont relativement unilatéraux à mon grand regret. Après tout l’intérêt d’un débat n’est-il pas d’avoir un opposant ? On voit donc arriver sous la pression médiatique des procès de « justice sociale » qui se contentent d’ergoter sur des nuances. Bref le débat est partout, dans les maisons, dans la rue, dans les écoles et les bureaux pour la parité (donc un 50/50).

Harceler : soumettre quelqu’un, un groupe à d’incessantes petites attaques.

Mais qui peut prendre des formes indésirables

Que l’on ne m’accuse pas de discours sexiste. Le terme sexisme se définit par l’action de séparer deux êtres à partir de caractères distinctifs ; ici le sexe. Je tiens donc un discours sexiste par la seule mention du mot « femme ». Comme tout le monde, car c’est une distinction entre le sexe de deux personnes. J’évite donc le fameux : « tu es un homme donc tu m’oppresses » ; un argument bien trop utilisé a mon goût par des gens peu intéressés par le fait de tenir un dialogue raisonnable. Ceci étant dit, nous pouvons commencer.

La parité à un problème, son manque de considération pour certains critères. Reprenons l’exemple de notre écart des moyennes salariales, beaucoup d’éléments ne sont pas reflétés, car il s’agit de moyenne des temps pleins. Le magasin propose une explication de cet écart (au-delà du fait qu’il s’agisse d’une analyse non pertinente, car les deux catégories ne sont pas équivalentes). Ces résultats sont très utilisés malgré leurs manques de pertinence pour justifier une parité. Le problème est que cette parité réclame une égalité en termes de proportion et donc une discrimination positive.

Au-delà du fait qu’il s’agit d’un énorme crachat au visage de toutes les femmes qui ont réussi à obtenir ce poste par leur travail, la discrimination positive est une abomination et ne résout aucun problème. Pourquoi sacrifier la compétence sur l’autel de la parité ? Cela veut dire que certains métiers (pompier, militaire, paysage…) devraient considérer comme « normale » une absence de parité ? De plus, cette discrimination ne peut avoir placé que dans un cas de CV égal, un cas techniquement impossible. Cela revient à nier les individus et à ne plus regarder que les capacités, mais les quotas.

En plus de détruire la compétitivité dans le monde du travail, cela annihile la visibilité d’autres associations ou événements solidaires. Chaque jour, le mot féminisme est aussi recherché que le mot solidarité (Google trend).

Chris T.

Crédit bannière : Hexoa.fr

Sources : Wikipedia ; Google trend

Une réflexion sur « Le féminisme, une solidarité égoïste »

  1. Chouette, je suis bien contente de voir que Jacques est bien là, et en forme manifestement : prêt à se faire plein d’amies 😉

    Je ne suis pas convaincue par le titre (inspirez-vous de la liste donnée en cours : bons modèles de jeux de mots) et le chapô est trop vague, à structurer davantage : amorce / question à laquelle vous répondez / problématisation plus précise – la thèse est en revanche assez claire.

    Dans l’argumentaire, je trouve votre raisonnement pertinent, mais le style n’en est pas assez soigné : le paragraphe de critique (percutante) de la notion paradoxale de « discrimination positive » (oxymore) est bien rédigé, avec des questions rhétoriques. C’est ce qu’il faut faire tout du long. Parfois, vous ne rédigez pas assez, et on ne comprend plus les liens entre les idées. Le plan doit être aussi mieux organisé, et nous amener de façon définitive vers votre point de vue et votre proposition : la fin semble bâclée, et vous perdez donc en conviction. Pensez à terminer par une anaphore.
    Citez bien vos sources, en particulier pour les statistiques, en évitant de nous renvoyer juste vers un lien « Alternatives éco » pour lequel il faut un abonnement.

    Un travail en somme très intéressant, qui peut inciter d’autres étudiant.es (tenez, je me fais un plaisir de vous infliger, cher Jacques, un peu d’écriture inclusive, héhéhé) à vous répondre autour de cette question du féminisme.
    Merci à vous d’avoir lancé le mouvement ! Réécrivez bien votre article, car c’est vraiment pertinent, la démarche comme le fond.
    Peut-être seriez-vous intéressé par le roman « Femmes » de Sollers (à lire jusqu’au bout, car ce sont les dernières pages, sur la femme au clavecin, qui sont les plus belles) ou « Mauvaise Route » d’Elisabeth Badinter ? Je vous recommande ces lectures qui vont dans votre sens.

    Bon dimanche !

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